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Intervention de Benjamin Giami au conseil municipal d’Aulnay-sous-Bois concernant le budget de la ville
Ce soir, nous devons adopter le budget et faire par conséquent une analyse de vos dépenses de ces dernières années, qui s’avèrent très mauvaises.
Après un mandat de mauvaise gestion, nous ne verrons pas grand-chose de ce prochain mandat, à part une dette qui s’alourdit de plus en plus, passant de 100 millions d’euros à 151 millions d’euros durant votre mandat.
Et pourtant, les investissements baissent ! Nous allons passer de 39 millions d’euros à 21 millions d’euros d’investissement. C’est-à-dire que tout ce que vous avez annoncé durant votre campagne électorale ne verra pas le jour.
De plus, cette année, sur le programme d’équipements de 39 millions d’euros, vous allez mettre 8 millions d’euros pour le stade nautique. C’est la plus grosse part. Et c’est absolument insensé.
Pour le reste, on est bien loin des annonces de candidat, à savoir rénover toutes les écoles et les crèches.
Ce qui nous coûte, et ce qui va nous coûter pendant des années, et donc qui va purement et simplement annuler les autres dépenses pourtant indispensables, c’est votre centre nautique.
Qui bien sûr, ne verra pas le jour cet été comme vous l’aviez promis. Et cela, tout le monde le savait depuis de nombreux mois. Et vous verrez, les enfants vont être privés d’une année scolaire supplémentaire de natation.
Mesdames et Messieurs les élus, une bonne gestion, c’est prendre les bonnes décisions en prenant compte de l’intérêt général. Nous allons nous retrouver dans une impasse : ceux qui vont subir les conséquences de cette dette, ce sont les Aulnaysiens. Et on y est aujourd’hui. Avec encore une augmentation des tarifs à la cantine, une augmentation du prix des activités des centres de loisirs, des tarifs culturels, et même des tarifs pour les seniors.
Avec des hausses allant jusqu’à 35% en une année.
Pour ce qui est des charges de personnel, elles augmentent alors que nous sommes dans une situation financière et budgétaire calamiteuse. Aujourd’hui, vous avez multiplié par deux le nombre de DGA, les faisant passer de 4 à 8, avec des salaires très élevés, alors que les transferts de compétences se font désormais de la ville vers le territoire Paris Terre d’Envol. Mais nous aurons l’occasion d’en parler ultérieurement quand nous aborderons le point relatif au rapport de la chambre régionale des comptes.
Sur l’encours de dette, il est désormais de 1 757 € par habitant. Il augmente, rien qu’en une année, de 11,38% puisque l’an dernier il était de 1 577 €. Une dérive que l’on dénonçait déjà ! Car la moyenne nationale pour une ville de même strate est de 1 447€. Vous n’avez plus aucune marge de manœuvre et vous n’aurez donc pas d’autre choix que de continuer à vous défausser sur les autres pour justifier votre gestion de bon père de famille.
Enfin, vous justifiez la dette par la baisse des dotations de l’Etat. Mais même si le montant de ces dotations avait été maintenu, vous auriez laissé filer la dette, les chiffres étant sans équivoque. Bercy a donc raison d’agir de la sorte, oui l’Etat a parfaitement raison d’agir de la sorte au regard de votre gestion budgétaire et financière parfaitement désastreuse.
Par conséquent, bien évidemment, le groupe « Aulnay Plus Fière Plus Forte » votera contre ce budget.
Source : Benjamin Giami, président du groupe d’opposition « Aulnay Plus Fière Plus Forte »
Bruno Beschizza parviendra t-il à sauver Aulnay-sous-Bois du surendettement ?
Lors du conseil municipal du 8 juillet 2020, le budget a été passé au crible comme les charges de fonctionnement, la charge du personnel, l’encours de la dette et les recettes. Si le discours semblait rassurant, difficile de masquer l’augmentation de la dette qui atteint près de 150 millions d’euros.
Si la capacité de désendettement de la ville est repassée sous les 12 ans (en adéquation avec un accord signé avec l’Etat), rien ne laisse supposer que cette dette reparte à la baisse. Ramené par habitant, cette dette atteint près de 1800 €, soit bien plus que la moyenne des villes de même strate.
Bruno Beschizza, qui se targue de gérer la ville comme un bon père de famille, aura fort à faire pour assainir une situation qu’il a certes héritée, mais qu’il pour l’instant pas été capable de franchement améliorer.
Plusieurs leviers s’offrent à lui :
- Augmenter la pression fiscale (ce qu’il ne souhaite pas)
- Baisser la charge de personnel (ce qui ne semble pas être la voie souhaitée)
- Vendre une partie du patrimoine de la ville (en cours et en partie)
- Faire venir un maximum de nouveaux foyers en construisant de nombreux logements (ce qui semble être la voie choisie, à l’image de la ville de Levallois-Perret qui, très endettée, semble désormais sur la voie de la convalescence)
Le bilan en 2025-2026 sera très attendu par une opposition municipale très critique quant à sa gestion.
A Aulnay-sous-Bois, la dette devient critique mais son augmentation a été maîtrisée
Chaque année, la direction générale des finances publiques (DGFIP) publie un compte détaillé des comptes des collectivités locales. A l’approche des élections municipales de mars, Le Parisien vous propose une analyse détaillée de la situation financière de cinq grandes communes de Seine-Saint-Denis. Aujourd’hui : Aulnay-sous-Bois.
La dette a augmenté… mais moins vite qu’avant. Selon la DGFIP, la dette d’Aulnay-sous-Bois était de 135 millions d’euros en 2018, soit une hausse de 23 millions d’euros par rapport à 2014, année d’élection de Bruno Beschizza (LR). Soit 1599 euros d’endettement par habitant, alors que le chiffre moyen au niveau du département est plus faible : 1196 euros par habitant. Un niveau d’endettement jugé « critique » dans le dernier rapport de la chambre régionale des comptes.
Mais dans le camp Beschizza, on veut voir les choses du bon côté : « La dette augmente moins vite depuis que nous sommes élus », avait indiqué le maire lors de la parution du rapport de la CRC. Passant de 36 à 106 millions d’euros entre 2008 et 2014, celle-ci n’a ainsi augmenté « que » de 20 millions d’euros à partir de son élection.
Il faudrait 13 ans pour se désendetter. Selon les spécialistes des finances publiques, qui rappellent que « la capacité de remboursement d’une dette est un bon indicateur de sa santé financière d’une ville », « on peut considérer que la situation devient inquiétante à partir de 12 ans ». Or, à Aulnay, cette capacité de remboursement atteint 13,3 ans.
Pas de quoi inquiéter Bruno Beschizza : « La situation est en nette amélioration : en 2017, il nous fallait encore 18 ans pour rembourser la dette ! »
Source et article complet : Le Parisien
Bientôt un point conseil budget à Aulnay-sous-Bois pour les ménages endettés
Prévus dans le cadre de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté, ces points conseil budget sont déployés en 2019 dans huit grandes régions, grâce à un soutien de l’Etat de 2 250 000€.
En Seine-Saint-Denis, les cinq Points conseil budget seront localisés à l’Union départementale des associations familiales de Bobigny, Pierrefitte, Aulnay-sous-Bois, Montreuil et au PIMMS Noisy-le-Grand.
D’ici fin 2020, ce sont 400 Points conseil budget qui seront labellisés dans toute la France, afin d’offrir à tous les ménages, quelle que soit leur situation, des conseils et accompagnement en matière de gestion budgétaire et de prévention du surendettement.
150 Points conseil budget sont ainsi labellisés en 2019 et dotés de 15 000€ par an chacun pour remplir leurs missions.
Source et article complet : Actu.fr
Le Canard enchaîné se déchaîne contre la gestion de la ville d’Aulnay-sous-Bois jugée hasardeuse
Décidément, la gestion de la ville d’Aulnay-sous-Bois, pour une période allant de 2011 à 2017, semble déchaîner les passions avec de nombreuses révélations. Cette période comprend la période 2011-2014 gérée par Gérard Ségura (PS) et 2014-2017 gérée par Bruno Beschizza (LR). Le premier évoque un contexte difficile avec de nombreux investissements ayant nécessité le recours à l’emprunt, et l’autre évoque un endettement moindre mais qui continue de progresser, avec une gestion de « bon père de famille ».
Dans l’article du Canard Enchaîné que vous pouvez découvrir en cliquant sur l’image ci-contre, on apprend quelques révélations supplémentaires :
- 10 rappels au droit ont été formulés par la chambre régionale des comptes d’Île-de-France
- Embauche de 24 hauts responsables avec appel à candidature seulement 2 jours avant embauche et parfois des mois après ! La loi interdit en effet de signer ce type de contrat sans appel à candidatures
- Selon le Canard Enchaîné, cette pratique d’embauche sert à placer des copains à des postes confortables, mais seulement les « nigauds » se « font pincer »
- Au niveau des appels tranches, il y aurait eu abus de saucissonnage pour ne pas déclencher un appel d’offres marché public pour donner le travail à certaines sociétés. La ville aurait même oublié de relancer à temps des marchés qui arrivaient à échéance
- Sur certains marchés, des sociétés ont été écartés pour des raisons de forme « bien légères », laissant le champ libre à des sociétés historiques
Erreur de débutants ou volonté de contourner un dispositif pour simplifier les procédures ? A vous de juger…
Un endettement critique pour la ville d’Aulnay-sous-Bois et certains agents trop payés
La Chambre régionale des comptes publie ce jeudi un rapport critique sur les années 2011-2017. Mais les édiles tempèrent.
« La Chambre régionale des comptes (CRC) est dans son rôle. Elle est là pour pointer ce qui doit être amélioré ! » Alors que le rapport sur les finances d’Aulnay-sous-Bois est publié ce jeudi, le maire (LR) Bruno Beschizza a tenté, lors du conseil municipal mercredi, de tempérer les remarques des magistrats qui ont examiné les comptes entre 2011 et 2017. Six années administrées à la fois par l’ex-majorité PS (2011-2014) et par son équipe LR-UDI (2014-2017).
« Un endettement critique ». Avec 129 M€ de dette en 2017, la ville – qui n’a pas augmenté les impôts depuis 2008 – est dans l’obligation de trouver des solutions, estime la CRC, qui souligne que l’autofinancement est « très dégradé » et même négatif, avec -3,3 M€ en 2017.
L’institution pointe aussi une capacité de désendettement culminant à 18 ans en 2017. Le seuil d’alerte fixé par l’Etat est de 12 ans… Elle déplore aussi des charges de personnel trop pesantes, représentant 65 % des dépenses de fonctionnement.
Mais la chambre souligne aussi qu’en 2018, la ville a signé la contractualisation avec l’Etat, s’obligeant a réguler les dépenses de fonctionnement.
Là-dessus, la CRC suggère deux pistes pour dégager de la trésorerie : augmenter les impôts, ou baisser sensiblement la masse salariale. « On ne touchera pas à la fiscalité », assure Bruno Beschizza, probable candidat à sa succession l’an prochain.
Gros salaires pour diplômes inadaptés. L’autre point saillant de ce rapport, c’est une « gestion des ressources humaines entachée de nombreuses irrégularités ».
Ainsi, le recrutement pose souci, notamment des agents à « haut niveau de rémunération » embauchés alors « qu’ils ne possèdent pas les diplômes et l’expérience professionnelle ».
La chambre déplore aussi le recours trop fréquent aux heures supplémentaires et aux astreintes, la police municipale étant particulièrement concernée.
Source et article complet : Le Parisien
Le magazine » OXYGENE » du mois d’avril est en ligne
Votre magazine Oxygène du mois d’avril est en ligne ! Feuilletez-le dès maintenant sur le site de la ville
➡️ https://fr.calameo.com/read/000762781fb27539c635b?page=1
La dette à Aulnay-sous-Bois explose en prenant des prêts à taux variables !
154 millions d’euros, telle serait la dette d’ici 2022 si on en croit les projection de Bruno Beschizza, Maire d’Aulnay-sous-Bois. Le groupe d’opposition « Rassemblement Pour Aulnay » tire la sonnette d’alarme via un tract à découvrir en cliquant sur l’image ci-contre.
La dette augmenterait de plus de 50 millions d’euros en quelques années, et on rembourserait à peine le capital de la dette avec l’auto-financement.
Une situation qui parait bien critique sachant qu’il est fort probable que le taux d’intérêt risque d’augmenter, les taux actuels étant très bas…
Le journal « OXYGENE » numéro 254, du mois de mars 2019 est en ligne
Les femmes sont à l’honneur dans votre magazine municipal « Oxygène » du mois de mars 2019 ! Feuilletez-le dès maintenant sur le site internet de la ville
—–>>>>https://fr.calameo.com/read/00076278198ac2ac40723?page=1
La dette explose à Aulnay-sous-Bois, vers une forte augmentation des impôts locaux ?
Si Oxygène laisse entrevoir une bonne gestion de la ville d’Aulnay-sous-Bois avec des propos rassurants pour l’avenir de la ville, les chiffres et les graphiques interpellent. Ainsi, la dette d’Aulnay-sous-Bois est passée de 44,5 millions d’euros en 2007 à 129 millions en 2017, soit presque un triplement de la dette en 10 ans.
Sur le graphique du JDN ci-contre, on constate différents à-coups sur l’augmentation de la dette : 2008, 2011 et 2017. Si l’ancienne municipalité socialiste (2008-2014) justifiait l’augmentation par le Plan de Rénovation Urbaine, l’actuelle majorité dirigée par Aulnay-sous-Bois semble avoir du mal à maîtriser cette augmentation, notamment à cause du baisse des dotations de l’état.
L’actuel adjoint Frank Cannarozzo disait à juste titre, lorsqu’il était conseiller municipal d’opposition (2008-2014), que les emprunts d’aujourd’hui sont les impôts de demain. Or si les impôts n’ont pas augmenté ces dernières années principalement pour des raisons politiques, il apparaît évident que ce maintien de la fiscalité risque de ne pas tenir après les élections municipales de 2020, à moins de laisser la dette enfler comme ce fut le cas à Levallois-Perret (même si depuis plusieurs années, cette dette diminue notamment grâce à l’extension du centre d’affaires de La Défense).
Aulnay-sous-Bois comparée à d’autres villes ?
On pourrait se demander si la ville d’Aulnay ne pâtit pas d’une conjoncture macro-économique morose, à l’image des résultats des autres villes. Pourtant, ce n’est pas vraiment le cas. A l’image du graphique ci-contre, on remarque que les villes de même taille ont, en moyenne, réussi à maîtriser leur dette, voire la baisser.
Pour la première fois, le ratio dette/nombre d’habitants à Aulnay-sous-Bois a dépassé la moyenne de celui de la moyenne des villes de 50 000 à 100 000 habitants, en 2017. Ce qui pousse à croire que ce qu’il se passe actuellement à Aulnay-sous-Bois n’est pas un phénomène national mais bien un problème local que la municipalité actuelle ou future devra adresser.
Au niveau des villes voisines, la ville du Blanc-Mesnil semble bien s’en sortir depuis 2014 (effet Meignen ?) avec une baisse sensible de la dette, alors que le budget de la ville de Villepinte semble sain depuis plus de 10 ans, que la ville ait été dirigée par la Gauche ou par la Droite.
Quid du désendettement ?
L’ancienne adjointe aux finances Françoise Bovais-Liegeois le clamait : la dette ne signifie pas grand chose, l’annuité et la capacité de désendettement sont deux mesures plus efficaces pour vérifier la bonne gestion de la ville.
Et là aussi, les chiffres ne sont pas bons : entre 2007 et 2017, cette capacité de désendettement est passée de quelques années à près de 20 ans. Et la tendance ne semble pas être à la baisse.
Qu’est-ce qui pourrait changer la donne ? Les nombreuses constructions de logements à Aulnay-sous-Bois pourraient amener (pour combien de temps encore ?) de la fiscalité supplémentaire pour la ville. Et avec la nouvelle cité en construction sur l’ancien terrain de PSA, la ville pourrait, d’ici 10 ans, dépasser le seuil des 100 000 habitants, avec à la clé une augmentation de la dotation de l’état.
